TRINITY, un nouvel échographe pour la Polyclinique d’Auxerre

Dépister le cancer de la prostate sur l’écran d’une machine acquise récemment par l’établissement de santé, le Dr Adil Ouzzane, de la polyclinique Sainte-Marguerite, à Auxerre, regarde les images de l’IRM d’un patient anesthésié. L’appareil doit notamment lui permettre de fusionner les images de l’IRM avec celles de l’échographie qu’il s’apprête à réaliser sur l’homme endormi, afin de vérifier si ce dernier est porteur d’une tumeur dans la prostate.

La fusion des images doit permettre de modéliser la prostate du patient en 3D, rendant en principe le diagnostic et le traitement du cancer éventuel plus précis, puisqu’il devient alors possible de faire des biopsies ciblées, explique Nordine Deffar, chirurgien à la polyclinique auxerroise. « On peut voir en 3D où est la zone cible », déclare-t-il. Normalement. Car ce jour-là, la machine « a un bug », déplore Nordine Deffar. Un échographe classique est mobilisé, pour cette fois-ci. « On a toujours une solution de repli », affirme le chirurgien.

Ce nouvel équipement, baptisé « Trinity® », représente un investissement de près de 200. 000 euros, d’après le directeur de la polyclinique d’Auxerre, Gauthier Escartin. C’est, selon lui, le matériel le plus avancé d’un point de vue technologique parmi les acquisitions de l’établissement depuis le rachat de la polyclinique par le groupe régional de cliniques privées C2S en juin dernier. La machine, qui intervient à l’étape du dépistage du cancer de la prostate, est par ailleurs, précise Gauthier Escartin, complémentaire d’un autre outil ayant, lui, vocation à traiter le cancer, et acheté par un autre établissement du groupe, à Dijon.